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ailleurs dans le Monde,
la lutte entre les assureurs
Pour les Parts de MarcHÉ est
de Plus en Plus Forte.
COMMENT LES ASSUREURS RIVALISENT-ILS
ENTRE EUX ?
Avec l’augmentation record des profits associée
à la baisse de la fréquence, les assureurs
peuvent réduire les primes et investir davantage
dans la publicité.
Cela a de grandes répercussions sur l’industrie
de la carrosserie.
QU’EST-CE QUE CELA SIGNIFIE POUR LE
CARROSSIER ?
Premièrement, les assureurs n’ont jamais
disposé d’outils aussi performants que ceux
d’aujourd’hui pour mesurer et influencer le
rendement et les processus de réparation.
Avec les données obtenues par la nouvelle
technologie de l’information, ils peuvent
forcer continuellement les réparateurs à
optimiser leurs processus.
Deuxièmement, il existe une surcapacité de
l’offre en raison de la baisse de fréquence
observée depuis de nombreuses années.
Comme il y a trop d’ateliers, les assureurs
peuvent désormais choisir ceux avec qui ils
veulent faire affaire.
QUELLE EST LA RÉACTION ?
Certains carrossiers sont frustrés et s’adressent
à leur association locale, d’autres
évaluent leur rentabilité en fonction des
nouveaux critères et disent non aux assureurs.
Certains se demandent...
PEUT-ON FAIRE MIEUX ET À MOINDRE COÛT ?
Une chose est sûre, on ne fait plus les choses
comme avant.
Les clients ne paieront plus pour les erreurs et
le manque d’efficacité.
QUELLE EST LA SOLUTION ?
Bien des ateliers tiennent le coup parce que
leurs frais généraux sont peu élevés. Ils sont
propriétaires du bâtiment, les équipements
sont payés, mais la pression accrue exercée
sur la marge bénéficiaire et les rabais accordés
grugent les profits année après année.
Inévitablement, les frais généraux artificiellement
bas ne soutiendront plus ce modèle
d’entreprise compte tenu des pressions
exercées.
Les propriétaires de ces ateliers consacrent
toutes leurs heures aux activités de tous les
jours et n’ont pas le temps ou la capacité de
s’occuper de stratégies de changement pour
améliorer l’entreprise.
Une fois rattrapés par la réalité, ils pourraient
être obligés de fermer leurs portes, vendre
pour récupérer la valeur des biens et très peu
d’entre eux pourraient obtenir de l’aide pour
modifier leur façon de faire en fonction des
exigences du nouveau modèle d’affaires.
Certains pensent qu’il s’agit seulement
d’un cycle et que la fréquence augmentera à
nouveau.
Ces réparateurs croient que la demande redeviendra
égale ou supérieure à l’offre et que le
marché retrouvera sa vigueur.
Y CROYEZ-VOUS ?
Aujourd’hui, les véhicules sont plus sécuritaires,
les routes sont mieux conçues, les lois
visant les nouveaux conducteurs sont plus
sévères, les technologies protégeant les véhicules
en cas de collision sont plus efficaces,
les conducteurs sont plus sensibilisés à la
prudence au volant, etc.
À mon avis, il y aura moins de réparations,
donc moins de marge de manœuvre.
Je pense que l’essentiel réside dans le besoin
d’améliorer nos opérations et de diminuer
nos coûts pour pouvoir résister à la pression
exercée par le client assureur.
Les assureurs veulent obtenir satisfaction et
c’est leur droit. Ce sont eux les clients et ils
achètent nos services. Ils ont le droit d’exiger
une plus grande qualité et de meilleurs services.
Mais ils doivent le faire de façon responsable.
Il faut instaurer un équilibre.
VOILÀ LA RAISON D’ÊTRE DE FIX AUTO.
Erick Beckett
MARK MAGAZINE || 27