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les assureurs ont
besoin d’innover
et d’offrir une
expérience
positive à leur
clientèle et cette
expérience est
tributaire de
la vitrine que
leur offrent les
réparateurs.
DEPUIS SON ATELIER,  
LE CARROSSIER,  
« L’hOMME DE L’ART »,  
ObSERVE. 
Représentant toujours l’essentiel
du chiffre d’affaires de la réparation­collision,
les assureurs sont en
forte concurrence et tentent de se
démarquer pour attirer une nouvelle clientèle.
Ils ont besoin d’innover et d’offrir une
expérience positive à leur clientèle et cette
expérience est tributaire de la vitrine que leur
offrent les réparateurs.
Il devient donc inévitable que les assureurs
organisent eux­mêmes leurs réseaux de réparateurs...
d’autant plus que l’industrie n’a pas
encore su le faire. Gérer des réseaux de réparateurs
ne fait pas partie de leur champ d’expertise.
Mais quelle autre option s’offre à eux ?
Ils tentent donc différentes expériences qui,
souvent, ne sont pas concluantes. Parfois mal
comprises, ces tentatives défavorisent les réparateurs
qui n’ont d’autre choix que d’accepter
à regret des conditions désavantageuses.
Depuis son atelier, le carrossier, « l’homme de
l’art », observe. Il entend parler d’expertise à
distance, de coût moyen de sinistre, d’indice
de satisfaction, d’engagement qualité et de
procédures qui lui semblent toujours de plus
en plus complexes. Tout cela, alors qu’il cherche
une meilleure marge de profit ! Pour lui, les
chemins qu’empruntent certains assureurs se
nomment « menace ».
Les changements du marché s’accélèrent et
les nouveaux rapports de force continuent
de s’imposer. Le carrossier comprend que les
structures changent, mais il veut demeurer
maître ouvrier respecté pour son savoir­faire
tout en étant rémunéré au juste prix. Mais tout
ceci ne justifie pas son immobilisme qui constitue
aujourd’hui un grand risque pour lui.
Nous sommes à la croisée des chemins.
Pourtant, les carrossiers français ne bougent
pas. La plupart sont convaincus que l’avenir
appartient aux réseaux, parce que le poids du
nombre sera nécessaire. Par contre, ils craignent
de perdre une partie de leur indépendance
en adhérant à un réseau.
Pourtant, il est facile de constater que le carrossier
français n’a jamais été aussi dépendant.
Est­il viable de poursuivre sans contrôler son
avenir ?
Notre industrie paie aujourd’hui pour son
inertie. Le carrossier se trouve acculé au pied
du mur. Il est victime d’un système qui le
dépasse. Il peut choisir de se plaindre et de
contester ou de se prendre en main en établissant
un rapport d’équilibre et de respect
entre lui et son client.
Inutile de se battre contre les faits. Travaillons
plutôt ensemble avec nos acquis. Transformons
une situation qui nous semble menaçante en
une occasion de revenir à la table et d’offrir des
solutions réalistes et gagnantes pour tous.
Mais encore une fois, rien de cela ne peut­être
réalisé seul.
Pourquoi s’entêter ? Pourquoi attendre ? 
Combien nous coûtera cette passivité ?
MARK MAGAZINE || 35